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Salade de haricots à la sarriette

Il y a abondance de haricots dans mes livraisons hebdomadaires du panier bio, ces jours-ci, alors je me cherchais une façon d’en manger – outre les passer à la vapeur et les manger en accompagnement d’une pièce de viande grillée, peut-être avec un peu de beurre.

La semaine dernière, le panier comptait aussi un beau bouquet de sarriette fraîche – et les conseils sympathiques donnés chaque semaine par l’équipe de La Mauve soulignaient que la sarriette accompagne bien les haricots. Ce qui m’a donné l’idée d’une petite salade vite concoctée.

Pendant que les haricots cuisent à la vapeur, à l’aide d’une marguerite, on hache finement un bout d’oignon et on met le tout dans un petit bol avec deux cuillerées à table de vinaigre balsamique. Ensuite, on fait de même avec une bonne cuillerée de feuilles de sarriette, et on les laisse mariner pour rehausser les saveurs.

Quand les haricots sont cuits juste à point, on retire l’eau chaude et on les plonge dans de l’eau froide, pour arrêter la cuisson et s’assurer que les haricots restent juste à point.

Pendant que les haricots refroidissent, on peut aussi couper du jambon séché (prosciutto ou serrano), voire un peu de bacon cuit, en petits dés.

Dans un bol, on place les haricots refroidis et bien égouttés et le jambon (ou le bacon). On finit la vinaigrette en ajoutant de l’huile d’olive au mélange vinaigré. On peut aussi intégrer un peu de moutarde, pour une vinaigrette plus relevée. On verse la vinaigrette sur les haricots et on mélange bien. Et voilà.

Un bon bout de baguette avec un fromage à croûte fleurie comme du Saint-André ou du brie, par exemple, accompagnera bien la salade.

Bon appétit!

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Tombée de bettes à carde et oeufs miroirs

Les tiges roses et jaunes des bettes à carde, avec de l'oignon et du poivron rouge. Coloré, non?

La bette à carde (aussi connue sous le nom de côte de bette, voire côte de blette) est un de ces légumes qui inspirent plus souvent de la méfiance que de l’enthousiasme – et aussi une bonne dose de qu’est-ce-que-tu-veux-que-je-fasse-avec-ça.

Honnêtement, si je n’en avais pas dans mon panier bio de La Mauve, je ne pense pas que je partirais à la recherche de cette bette, aussi jolie soit-elle avec ses feuilles d’un vert brillant et ses tiges des plus colorées. Enfin, jusqu’à maintenant…

Car jusqu’à cette semaine, ce que j’avais réussi à faire de mieux avec les tiges et les feuilles était un gratin, où les côtes préalablement sautées au beurre sont mélangées avec une sauce Mornay (bref, une béchamel enrichie de fromage) et cuite au four une vingtaine de minutes. Ce qui ressemble plutôt à une opération camouflage qu’à une mise en valeur.

Et là, j’ai plutôt réussi à lui donner le premier rôle, à ce légume qui rappelle plus ou moins les épinards, sur le plan gustatif. J’ai haché en dés la moitié d’un gros oignon blanc et un demi poivron rouge, ainsi que les tiges des bettes, en séparant les feuilles et en les réservant pour plus tard.

Les bettes, cuites juste à point (pas trop!) et liées avec un peu de crème.

J’ai fait fondre une bonne cuillerée de beurre dans une poêle, sur feu moyen, puis j’ai ajouté oignon, poivron et bette à carde, tout en même temps, et fait sauter 4-5 minutes, en ajoutant du sel, du poivre et du pimenton (l’excellent paprika fumé espagnol dont toute cuisine devrait être équipée). Quand les légumes avaient commencé à mollir juste assez, j’ai ajouté les feuilles, taillées en tronçons de 2 centimètres et coupés en deux au milieu, pour faire des morceaux de taille facile à mettre en bouche. J’ai fait sauter le tout juste assez longtemps pour que les feuilles mollissent et prennent une teinte vert foncé et encore bien brillante, avant d’ajouter un peu de crème et de lier le tout rapidement.

Dès que le tout est bien mélangé, on verse dans un grand bol – ou une grande assiette et on garde dans un endroit chaud. J’ai simplement mis le mien près du rond chaud.

La crème est optionnelle – le beurre enrobe déjà bien les bettes, mais ça ajoute un peu de rondeur et en prime, ça me semble faire ressortir la saveur du pimenton. Alors pourquoi pas?

Une des clefs, ici, c’est de ne pas trop cuire le tout: quand les feuilles commencent à foncer et à perdre de leur éclat, quand les tiges sont totalement mollassonnes, le goût devient aussi ennuyeux que la texture.

Dans la même poêle, bien vidée, j’ai ensuite mis un peu plus de beurre et, une fois le beurre bien fondu et crépitant un peu, j’ai ajouté deux oeufs, cuits le plus simplement du monde: miroir. Avec un peu de poivre et une pincée de fleur de sel.

Pendant que les oeufs cuisent, faites-vous une rôtie ou deux.

Quand les oeufs sont cuits, on les installe sur leur lit de bettes et on sert tout de suite. Quand le jaune d’oeuf se mélange avec les légumes, c’est divin. Et c’est là que le pain grillé devient une redoutable arme secrète, pour bien profiter de tout ce que le plat a à offrir.

Bon, tout ça? You bette.

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Les zucchinis de minuit

Quand on vit en famille et qu’on cuisine pour une famille, nos journées sont rythmées par l’horaire relativement fixe dicté, entre autres, par l’appétit des enfants. Quand, l’été, comme c’est souvent le cas, je me retrouve seul à la maison pour un temps, tandis que le reste de la famille profite de vacances plus longues, mes horaires ont tendance à se désorganiser passablement.

L’heure des repas, notamment, Lire la suite

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