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Une saison à être Bien dans son assiette

Un des paradoxes des blogues, c’est que plus on en fait, et plus on a de chances, grâce au blogue, de faire autre chose qui nous empêche de bloguer plus.

Vous me suivez?

Dans mon cas, pour être plus clair, le fait de bloguer sur le bon vin et sur la bonne bouffe m’a valu de faire de même sur le site des Fromages d’ici et sur celui du magazine Châtelaine, à parler de cupcakes ou de bonnes adresses agrotouristiques, entre autres. Des collaborations des plus sympathiques.

Dernièrement, j’ai également eu le plaisir de débuter une nouvelle collaboration à la radio de Radio-Canada, au sein de la nouvelle émission Bien dans son assiette, diffusée du lundi au jeudi à 19h, sur la Première Chaîne. Animée par Sophie-Andrée Blondin, l’émission compte sur une équipe chevronnée, provenant en bonne partie de la Semaine Verte, dont Bien dans son assiette est en quelque sorte l’héritière.

J’y tiens, depuis la semaine dernière, une chronique sur la littérature alimentaire – une jolie façon de dire tout ce qui se publie sur l’alimentation, des politiques agricoles aux livres pratiques, de la gastronomie aux traditions culturelles en passant par les questions de santé. J’y serai tous les mercredis soirs.

La première chronique, diffusée le 24 août, portait par exemple sur un ouvrage assez original, merci, appelé le Flavour Thesaurus, signé par une auteure britannique du nom de Niki Segnit. Un genre de dictionnaire analytique des saveurs ou, plus spécialement, des combinaisons de saveurs: 99 saveurs distinctes, du chocolat aux anchois en passant par la poire, le romarin et l’anis, regroupées par familles et combinées entre elles par paires, ce qui fait plus de 4 000 possibilités.

Un genre de compilation un peu maniaque, née d’un projet abordé un peu naïvement: l’auteure voulait, en regardant de plus près pourquoi et comment on combine certaines saveurs dans les traditions culinaires d’un peu partout dans le monde, se détacher de l’esclavage à la recette. Bref, se donner des outils plutôt que de proposer des instructions à suivre à la lettre. Ou autrement dit, apprendre à pêcher, plutôt que de donner un poisson, pour reprendre un proverbe bien connu.

Ça, c’est une approche à laquelle j’adhère entièrement. Mes recettes sur ce blogue donnent rarement des quantités très précises. Pas par paresse, mais parce qu’il faut, à mon avis, savoir maîtriser soi-même les proportions et les rapports qui sont à la base des recettes, pas seulement suivre des commandements au doigt et à l’oeil. Et c’est pour ça aussi que j’essaie d’expliquer pourquoi telle cuisson, tel ingrédient, etc.

Entéka.

J’espère que vous suivrez Bien dans son assiette tout au long de la saison et que vous trouverez la chronique agréable et instructive. Ce mercredi, 31 août, j’y parlerai d’un ouvrage unique dans le domaine de la boulangerie, Le goût du pain de Raymond Calvel. Pour en savoir plus, écoutez la chronique en direct sur la Première chaîne, en différé sur le site de l’émission ou encore en baladodiffusion. Vous pouvez aussi rejoindre la page Facebook de l’émission pour les détails de la programmation du jour.

Bonne écoute, bonne lecture et bon appétit!

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