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Menu d’Halloween: monstres-saucisses et cimetière de pommes de terre

C’est à ma douce moitié Geneviève que revient le mérite de ces recettes d’Halloween rigolotes, vite faites et vite mangées – bref, parfaites pour un soir d’Halloween où les enfants ont bien hâte de déguerpir, à la recherche de bonbons et d’amis costumés. Je sais que je mets ça en ligne un peu tard, mais si jamais vous prenez ça avant de rentrer à la maison, ça prend environ 20 minutes à faire (au moins pour les saucisses monstrueuses). Et sinon, il y a toujours l’année prochaine – ou une prochaine fête d’enfants.

Il s’agit tout simplement d’enrouler des saucisses à hot dog dans de la pâte feuilletée ou encore dans de la pâte à « croissant » commerciale, achetée en rouleau à l’épicerie. On peut aussi insérer une tranche mince de fromage entre la pâte et la saucisse.

On ajoute ensuite des olives pour faire les yeux – et toute autre décoration qui vous plaira – et on envoie au four pour une quinzaine de minutes.

Les monstres enfournés

On sert ensuite avec du ketchup et/ou de la moutarde, et un grand verre de limonade verdie par du colorant alimentaire.

Les monstres cuits, la langue pendante à cause de la chaleur.

Comme accompagnement, nous avions aussi bâti, l’année dernière, un véritable cimetière alimentaire. Pas le résultat d’un excès de fast food, rassurez-vous, mais plutôt un assemblage relativement santé de purée et de décoration agréables.

On fait tout simplement un purée de pommes de terre, carottes et/ou navet, pour que la dite purée ait une belle couleur orange, très Halloween. On la met dans un plat allant au four (préférablement en pyrex, pour l’effet visuel), et on la recouvre d’une mince couche de fromage râpé.

On tranche ensuite une ou deux grosses pommes de terre en tranches d’un demi-centimètre d’épaisseur, que l’on fait rissoler à feu moyen-doux dans un peu d’huile et de beurre, on ajoute un peu de sel et poivre (et de paprika, si désiré) et on les fait cuire jusqu’à ce qu’elles dorent légèrement des deux côtés. On éponge ensuite les tranches sur un papier essuie-tout et on prend un peu de colorant alimentaire, au pinceau mince, pour écrire « R.I.P. » et autres inscriptions mortuaires sur les tranches, qu’on plante debout dans la purée, comme les pierres tombales d’un cimetière comestible. La mort n’aura jamais été aussi appétissante.

Les deux recettes ont été bien populaires auprès de nos trois gamins, quand nous les avons essayées l’année dernière. À un point tel qu’elles nous ont été demandées de nouveau à l’unanimité pour le repas d’Halloween de ce soir. Ça fait un bon fond, avant d’engouffrer des bonbons.

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Tombée de bettes à carde et oeufs miroirs

Les tiges roses et jaunes des bettes à carde, avec de l'oignon et du poivron rouge. Coloré, non?

La bette à carde (aussi connue sous le nom de côte de bette, voire côte de blette) est un de ces légumes qui inspirent plus souvent de la méfiance que de l’enthousiasme – et aussi une bonne dose de qu’est-ce-que-tu-veux-que-je-fasse-avec-ça.

Honnêtement, si je n’en avais pas dans mon panier bio de La Mauve, je ne pense pas que je partirais à la recherche de cette bette, aussi jolie soit-elle avec ses feuilles d’un vert brillant et ses tiges des plus colorées. Enfin, jusqu’à maintenant…

Car jusqu’à cette semaine, ce que j’avais réussi à faire de mieux avec les tiges et les feuilles était un gratin, où les côtes préalablement sautées au beurre sont mélangées avec une sauce Mornay (bref, une béchamel enrichie de fromage) et cuite au four une vingtaine de minutes. Ce qui ressemble plutôt à une opération camouflage qu’à une mise en valeur.

Et là, j’ai plutôt réussi à lui donner le premier rôle, à ce légume qui rappelle plus ou moins les épinards, sur le plan gustatif. J’ai haché en dés la moitié d’un gros oignon blanc et un demi poivron rouge, ainsi que les tiges des bettes, en séparant les feuilles et en les réservant pour plus tard.

Les bettes, cuites juste à point (pas trop!) et liées avec un peu de crème.

J’ai fait fondre une bonne cuillerée de beurre dans une poêle, sur feu moyen, puis j’ai ajouté oignon, poivron et bette à carde, tout en même temps, et fait sauter 4-5 minutes, en ajoutant du sel, du poivre et du pimenton (l’excellent paprika fumé espagnol dont toute cuisine devrait être équipée). Quand les légumes avaient commencé à mollir juste assez, j’ai ajouté les feuilles, taillées en tronçons de 2 centimètres et coupés en deux au milieu, pour faire des morceaux de taille facile à mettre en bouche. J’ai fait sauter le tout juste assez longtemps pour que les feuilles mollissent et prennent une teinte vert foncé et encore bien brillante, avant d’ajouter un peu de crème et de lier le tout rapidement.

Dès que le tout est bien mélangé, on verse dans un grand bol – ou une grande assiette et on garde dans un endroit chaud. J’ai simplement mis le mien près du rond chaud.

La crème est optionnelle – le beurre enrobe déjà bien les bettes, mais ça ajoute un peu de rondeur et en prime, ça me semble faire ressortir la saveur du pimenton. Alors pourquoi pas?

Une des clefs, ici, c’est de ne pas trop cuire le tout: quand les feuilles commencent à foncer et à perdre de leur éclat, quand les tiges sont totalement mollassonnes, le goût devient aussi ennuyeux que la texture.

Dans la même poêle, bien vidée, j’ai ensuite mis un peu plus de beurre et, une fois le beurre bien fondu et crépitant un peu, j’ai ajouté deux oeufs, cuits le plus simplement du monde: miroir. Avec un peu de poivre et une pincée de fleur de sel.

Pendant que les oeufs cuisent, faites-vous une rôtie ou deux.

Quand les oeufs sont cuits, on les installe sur leur lit de bettes et on sert tout de suite. Quand le jaune d’oeuf se mélange avec les légumes, c’est divin. Et c’est là que le pain grillé devient une redoutable arme secrète, pour bien profiter de tout ce que le plat a à offrir.

Bon, tout ça? You bette.

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Tagliatelles aux tomates séchées, olives, anchois et pesto

Ça s’appelle un coup d’inspiration. Quand nous étions à l’épicerie pour acheter des ingrédients pour le souper, mon ami Doug s’en était remis à moi: «T’as un plan, c’est clair, alors je te laisse aller.»

Un plan, c’est un bien grand mot, mais en voyant des ingrédients au comptoir du South End Formaggio, un déclic s’était fait. De beaux filets d’anchois, des tomates demi-séchées d’un rouge brillant, des olives… En ajoutant du pesto, il y avait là un plan tout simple pour un plat de pâtes vite fait et bien fait. Avec un paquet de tagliatelle, on était équipés.

Arrivé à la maison, j’ai tout simplement haché rapidement les tomates (un plat d’environ 300 ml), les anchois (une dizaine de filets) et les olives vertes italiennes (une bonne poignée, dénoyautées au fur et à mesure, en pressant dessus avec le plat de la main ou la lame d’un couteau), versé le tout dans un bol, ajouté deux bonnes grosses cuillerées de pesto, de l’huile d’olive pour lier le tout. Une fois les pâtes cuites, on verse la sauce sur les pâtes et on brasse bien. Le tour est joué, avec quelques feuilles de basilic frais hachées en lamelles, pour la décoration.

Des saveurs intenses et ensoleillées, une texture onctueuse et satisfaisante: c’était mauditement agréable, avec un bon rouge pas trop boisé mais savoureux (un aglianico ferait bien l’affaire, un barbera ou encore un vin du Rhône ou du Languedoc).

Une note sur les tomates: il ne s’agissait pas de tomates séchées au soleil, concentrées et de texture ferme, mais bien de tomates demi-séchées (ou confites), qui gardent un peu plus leur forme, leur couleur et leur onctuosité. On pourrait faire la recette avec des tomates séchées, mais l’effet sera plus réussi si le goût de tomate reste un peu plus frais. Si vous n’en trouvez pas (cherchez dans les épiceries italiennes), vous pouvez les faire vous-même, le plus facilement du monde: vous coupez des tomates en deux, vous les badigeonnez légèrement d’huile d’olive et vous les mettez au four plusieurs heures à 200° F (95° C).

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Le caffe latte de Noël

C’est ce qu’on appelle un détournement de recette en bonne et due forme. On fait un dessert, et on aboutit avec un café spécial, juste à temps pour le temps des Fêtes.

Tout ça a commencé en faisant du pouding au pain, en suivant la version des Recettes du Québec. Enfin presque. J’ai aussi ajouté de la canelle à la muscade et à la vanille – mais pour le reste, pareil.

Sauf que, puisque j’employais un moule un peu plus petit, il m’est resté un peu de préparation aux oeufs du dit poudding. Et comme l’heure de se refaire un café arrivait, j’ai eu un flash. Utilisant ma valeureuse machine à espresso Aroma Bianco de Saeco, une endurante machine âgée de presque vingt ans, je me suis fait un café, comme à l’accoutumée. Puis, j’ai pris le mélange aux oeufs épicé et sucré, j’ai doublé la quantité de lait et j’ai passé le mélange à la vapeur, comme on le ferait normalement avec du lait, tout court.

Le résultat est onctueux, rappelant presque la crème anglaise, et savoureux à souhait, les épices se combinant parfaitement aux arômes du café. Et pour compléter, dans l’esprit du lait de poule ou egg nog des traditions anglaises de Noël, j’ai ajouté un peu de Gélinotte, l’excellente liqueur d’érable concotée par Intermiel. Je pense que je vais être dû pour un tour de ski de fond, histoire de faire descendre tout ça…

Pour les proportions, en adaptant de la recette de pouding au pain, je dirais de prendre un oeuf pour environ 1 1/2 tasse de lait, avec deux cuillérées à thé de sucre (ou peut-être de sirop d’érable), quelques gouttes de vanille, une bonne pincée de muscade et une bonne pincée de canelle. L’ajout d’alcool est bien sûr facultatif – et au goût.

Si vous n’avez pas de machine à espresso, vous pourriez chauffer le mélange à feu doux dans un petit chaudron, en utilisant un petit mixeur ou un fouet pour faire mousser le mélange en le chauffant. Quelle que soit la formule retenue, ne faites pas trop chauffer – il ne faut quand même pas que ça devienne une omelette.

 

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C’est la saison des topinambours

Tous les ans, c’est le dernier truc qui sort du potager. La plante est vivace et résistante, elle tient jusqu’au premier gel sérieux sans la moindre difficulté.  En prime, ça vous fait de jolies fleurs jaunes en toute fin de saison, au jardin, montées sur de hautes tiges qui atteignent facilement deux mètres.

Mais ce n’est pas pour les fleurs que les topinambours sont là, mais plutôt pour les tubercules qui poussent dessous – et qui s’étendent joliment dans le jardin, ce qui peut les rendre passablement envahissantes si on ne les contrôle pas, soit dit en passant.

Le bon côté, Lire la suite

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Salade de tomate et de haricots blancs

Avec l’été chaud qui traîne encore par ici, cette année, les tomates sont particulièrement savoureuses et consistantes. Ma sauce tomate n’a jamais été aussi bonne, et je ne me rappelle pas avoir goûté des tomates italiennes aussi agréables à manger crues. Puisque j’avais déjà prévu des haricots blancs pour un plat végétarien (chaud, celui-là), la recette s’est un peu imposée d’elle-même.

Réhydratés pendant la nuit, les haricots – de très beaux lingots, blanc brillant et dodus – avaient cuit doucement un bon deux heures dans l’eau. On pourrait aussi utiliser des haricots en conserve – les lingots ou les plus petits cannellini. C’est plus rapide, mais j’aime personnellement mieux la saveur des haricots secs qu’on vient de cuire.

Une fois les lingots refroidis, Lire la suite

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Classé dans recettes, salade

Les zucchinis de minuit

Quand on vit en famille et qu’on cuisine pour une famille, nos journées sont rythmées par l’horaire relativement fixe dicté, entre autres, par l’appétit des enfants. Quand, l’été, comme c’est souvent le cas, je me retrouve seul à la maison pour un temps, tandis que le reste de la famille profite de vacances plus longues, mes horaires ont tendance à se désorganiser passablement.

L’heure des repas, notamment, Lire la suite

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Classé dans plat principal, recettes, végétarien