Les zucchinis de minuit

Quand on vit en famille et qu’on cuisine pour une famille, nos journées sont rythmées par l’horaire relativement fixe dicté, entre autres, par l’appétit des enfants. Quand, l’été, comme c’est souvent le cas, je me retrouve seul à la maison pour un temps, tandis que le reste de la famille profite de vacances plus longues, mes horaires ont tendance à se désorganiser passablement.

L’heure des repas, notamment, devient pour le moins variable. Quand je me dis « un dernier courriel et je mange » ou « juste un ou deux paragraphes de plus », une bonne heure ou deux, voire plus, peuvent avoir passé entre l’intention et l’exécution.

L’autre soir, c’est exactement ça qui s’est passé. La salade verte qui devait servir d’entrée s’est mangée vers 19h (après avoir commencé à y penser vers 18h…), puis le plat principal n’est pas vraiment arrivé au programme avant 23h passées. Mais là, j’avais faim en…

Il fallait donc quelque chose de rapide. Sauté, poêlé, n’importe quoi, mais substantiel et rapide.

En ouvrant le frigo, j’ai trouvé les petites courgettes reçues dans le dernier panier bio et, juste dessous, dans le tiroir, les oignons du dit panier. Et puis du persil et une belle botte d’aneth frais.

Il manquait quelque chose, encore… Tiens, des pignons de pin.

J’ai donc mis deux bonnes cuillerées d’huile d’olive extra vierge dans le fond de la poêle et allumé le rond à feu moyen (6 sur 10).

J’ai tranché l’oignon en demi-rondelles et lancé dans la poêle, en faisant sauter le tout d’un bon coup de poignet.

Dès que les oignons ont commencé à mollir un peu, j’ai ajouté deux bonnes pincées de piment d’espelette, puis une cuillerée à thé de graines de cumin. Après avoir encore une fois remué le tout, j’ai ajouté les pignons de pin. Une bonne poignée. Et j’ai remué un bon coup.

Pendant que le tout chauffait et dorait un peu, j’ai tranché les trois petits zucchinis en rondelles et je les ai ajoutés dans la poêle. Encore une fois, on fait sauter le tout, pour bien répartir les ingrédients. Pendant que ça chauffait, et en donnant un petit coup de brasse de temps en temps, j’ai préparé trois belles branches de persil, quelques branches d’aneth et quelques feuilles de basilic, retirées des branches puis hachées rapidement.

Une fois les tranches de courgettes un peu dorées et réchauffées de bord en bord, j’ai ajouté les fines herbes et bien remué, une fois de plus. Un autre 30 secondes, une minute au plus, le temps de sortir un bol et une fourchette et de mettre deux tranches de pain au grille-pain, j’ai retiré le tout du feu, les courgettes bien fermes encore et le goût des fines herbes fraîches rehaussé par la chaleur.

Une fois le plat versé dans le bol, j’ai versé un filet d’huile d’olive extra vierge et pressé un peu de jus de citron sur les courgettes.

Sur le pain grillé, j’ai tartiné un fior di langa, un fromage à pâte molle du Piémont où se mélangent gentiment les laits de vache, de brebis et de chèvre.

L’opération a pris 10 minutes, tout compris. Et pour être satisfaisant et substantiel, ça l’était. Surtout avec un verre de vin du Midi de la France, un carignan vieilles vignes du minervois, du Domaine Pierre Cros. Un vin épicé, chaleureux, qui se retrouvait peut-être un bon copinage avec l’Espelette.

En accompagnement d’une petite escalope de veau, ça serait pas mal non plus, j’imagine. Mais comme option végétarienne, ça suffit en soi à faire un très bon repas.

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Classé dans plat principal, recettes, végétarien

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